Retour à la liste

Soutenances thèse

03/12/2017

RSE : LA CONTRIBUTION DES ONG À LA PERFORMANCE GLOBALE DES ENTREPRISES RESPONSABLES

Cette thèse de doctorat en sciences de gestion interroge les impacts des collaborations entre les entreprises et la sphère non gouvernementale. Elle envisage en ce sens dans quelle mesure les ONG contribuent à la performance globale des firmes à travers leur responsabilité sociale. L’état de l’art qui porte sur les mots clés de notre sujet a permis de souligner un triple élargissement au sein des entreprises : premièrement, une ouverture de leur gouvernance qui se traduit par l’introduction de nouvelles parties prenantes dans le coeur névralgique des sociétés ; deuxièmement, un approfondissement de la performance qui n’est plus abordée uniquement sous un angle économique et financier, mais également sous ses aspects sociaux, environnementaux et sociétaux ; et enfin, un développement des outils de mesure de la performance. En effet, le reporting économique est désormais complété par des rapports de développement durable. Cet élargissement des outils de mesure est parfois caractérisé par un reporting intégré qui systématise le lien entre le financier et l’extra-financier. Les enjeux de cette recherche qualitative à vocation exploratoire sont triples : il s’agit tout d’abord de comprendre l’implication des acteurs en caractérisant leur posture dans les partenariats, mais aussi en faisant la lumière sur leurs motivations à collaborer. Puis, il s’agit de déterminer les modalités des partenariats qui existent entre les firmes et les ONG, en spécifiant la notion de « dialogue » et les caractéristiques des partenariats stratégiques. Enfin, il s’agit de mesurer la contribution des ONG à la performance globale en analysant ses impacts sous le prisme d’une performance quadri-axiale et plus spécifiquement en ayant recours au cadre méthodologique du Reporting Intégré. Nos travaux se sont concrétisés par l’étude documentaire et statistique de 301 entreprises ainsi que des ONG qui gravitaient autour de leur sphère socio-économique. Puis, nous avons à partir de cet échantillon réalisé 44 entretiens semi-directifs auprès d’entreprises et d’ONG et avons complété notre recherche par une étude de cas sur le partenariat stratégique entre Michelin et le WWF. Lors de cette étude de cas nous avons à la fois interrogé des parties prenantes internes à cette collaboration, comme les responsables en charge de la coopération, mais aussi des parties prenantes externes, comme le Directeur Général Délégué de l'International Integrated Reporting Council (IIRC) ou encore le Directeur Général du Syndicat des Professionnels du Pneu (SPP).

Mehdi HERAUT-ZERIGUI - mehdi.herautzerigui@gmail.com

Lieu de la soutenanceUniversité Paul Valéry Montpellier 3

Date de la soutenance20/11/2017

Directeur de thèseProfesseure Odile Uzan

Mots clésRSE, Gouvernance partenariale, Parties prenantes, ONG, Collaborations ONG - entreprises, Performance globale