Insertion professionnelle des docteurs

L'insertion professionnelle des docteurs en sciences de gestion : entre mythes et réalités


En France, le nombre de thèses produites en sciences de gestion est de l’ordre de 360 par 
an, selon les chiffres de l’observatoire des thèses produit annuellement par la FNEGE. Mais est-ce suffisant pour répondre à une très forte demande sociale, qui se traduit notamment par une forte hausse du nombre d’étudiants en sciences de gestion ? Est-ce également suffisant pour renouveler le corps professoral et pallier les départs à la retraite dans les cinq ans à venir ? En d’autres termes, que deviennent les docteurs formés par les établissements français ?

Il peut être utile de comparer la production des thèses en sciences de gestion avec d’autres disciplines. La base de données SUDOC – source officielle de recensement des thèses produites en France – permet de produire un premier élément comparatif. Le recensement des thèses sous SUDOC dans différentes disciplines confirme le nombre important de thèses en sciences de gestion ces trois dernières années même si les données issues de SUDOC restent incomplètes et comportent parfois quelques erreurs.

Le nombre de thèses soutenues en sciences de gestion, par an, est tout à fait comparable à la production de thèses en sciences économiques. Cette production semble bien supérieure à d’autres disciplines des sciences sociales comme la sociologie et la psychologie. Seules les sciences juridiques produisent deux fois plus de thèses par an en moyenne. Si le nombre de thèses reste satisfaisant par rapport aux autres disciplines, reste à savoir ce que deviennent les nouveaux docteurs en sciences de gestion. A partir d’une analyse sur l’insertion professionnelle des 1000 derniers docteurs en sciences de gestion, l’objectif de ce rapport est de revenir sur les mythes que nous avons sur l’insertion professionnelle de ces diplômés. Les analyses produites dans ce rapport sur le devenir des docteurs permettent justement de distinguer ce qui relève plutôt du mythe ou plutôt de la réalité : est-il relativement facile d’obtenir des renseignements sur les docteurs ? Combien de docteurs privilégient une insertion professionnelle hors de l’Hexagone ? La thèse débouche-t-elle automatiquement sur une carrière d’enseignant-chercheur ? Les écoles de commerce attirent-elles plus que l’université ? Les universités tendent-elles à recruter leurs propres doctorants ? Les docteurs sont-ils véritablement mobiles géographiquement ?


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