Retour à la liste

Appels à communications

26/04/2019

Les cinquièmes Journées Economiques et Financières Appliquées - JEFA’19-

1. Objectifs des Journées Par l’organisation des Journées Economiques et Financières (JEFA), la FSEG de Mahdia et ses partenaires entendent développer une plateforme d’échange entre les jeunes chercheurs, les universitaires confirmés et les acteurs économiques et politiques soucieux des réalités économiques tunisienne et internationale. Le but final de ces journées consiste, à partir de cadres académiques et scientifiques rigoureux, à définir des politiques et des stratégies pouvant constituer des ébauches de solutions aux vrais problèmes économiques. Les objectifs assignés aux JEFA sont : • L’offre d’opportunités aux chercheurs pour mieux se connaitre et pour initier des collaborations. • L’évaluation, la synthèse et la diffusion des résultats de la recherche sur le thème retenu. • Le partage d’expériences et la discussion des enjeux afférents à la recherche sociale, économique, financière et environnementale en relation avec les difficultés de la Tunisie et de tout autre pays faisant l’objet desdites recherches. Cela permettra de suggérer diverses recommandations aux décideurs politiques pour asseoir les réformes nécessaires. Tout en accordant un intérêt particulier aux situations tunisiennes en la matière, les expériences internationales sont d’un grand intérêt. 2. Les Plénières L’économie informelle dans les pays du Maghreb: Une négation de l’Etat ou une condition de sa reproduction? « Comme une girafe, difficile à décrire mais facile à reconnaître ». Cette affirmation de Hans Singer (1950) a souvent été utilisée pour insister sur l’hétérogénéité du contenu de l’économie informelle. Composée principalement du secteur informel et de l’emploi informel, cette économie concerne le plus souvent des activités économiques parfaitement visibles mais mal appréhendées. L’économie informelle n’est pas donc l’économie de l’ombre, même si les liens avec celle-ci existent . En dépit des efforts investis durant les dernières décennies, notamment par les organisations internationales, le flou contenue d’entourer l’économie informelle. C’est ce qui explique la fragilité des données statistiques approximant sa dimension et les difficultés à sa prise en compte par les politiques économiques. Selon l’OCDE, le poids de l’économie informelle dans le PIB de l’Afrique du Nord est estimé à 38% en 2015. Cette économie offre entre 2010 et 2014, en moyenne, 50% de l’emploi total non agricole dans cette région, avec un maximum au Maroc (70%) et un minimum en Algérie et en Tunisie (40%). Bien que l’enjeu lié à l’économie informelle soit initialement une question d’ordre microéconomique, les conséquences macroéconomiques sont le plus souvent à l’origine des débats autour des politiques publiques à l’égard de ce phénomène. Celles-ci sont généralement caractérisées par l’ambivalence ou même par l’ambigüité. En effet, d’une part les Etats manifestent souvent une forme de tolérance implicite en raison du rôle joué par cette économie dans la création des emplois et des revenus et donc dans la cohésion sociale D’autre part, les crises au niveau des finances publiques rappellent aux décideurs publics les ressources dont les Etats sont privés. Compte tenu de son importance socio-économique, la valorisation et la régulation de l’économie informelle est un défi pour les pays du Maghreb. Si l’intégration de cette économie dans l’économie formelle s’avèrerait indispensable, faut-il l’envisager par voie de répression ou en aidant les activités concernées par des mesures d’incitation et d’accompagnement ? Entre la laisser faire et la combattre, y a-t-il un seuil tolérable? Les cinquièmes Journées Economiques et Financières Appliquées (JEFA’19) seront l’occasion de riches rencontres entre chercheurs et experts multidisciplinaires, maghrébins et internationaux, qui aborderont, entre autres, les axes suivants : - Les contours de l’économie informelle : définitions et mesures ; - Les déterminants de l’expansion de l’économie informelle au Maghreb ; - Les sources de financement de l’économie informelle ; 3. Les Parallèles Les thèmes des sessions parallèles sont volontairement assez ouverts pour couvrir plusieurs champs de la recherche en économie et en finance. A titre indicatif et non limitatif, les propositions de communication pourront s’inscrire dans un ou plusieurs thèmes listés ci-dessous. • Macroéconomie • Microéconomie • Economie internationale • Economie du travail et capital humain • Economie politique et institutionnelle • Economie régionale et décentralisation • Economie de l’environnement et développement durable • Economie industrielle et entrepreneuriat • Finance de l’entreprise • Finance de marché

Faouzi SBOUI - contact.jefa2019@gmail.com